Les Andes entre Argentine et Chili 2
Les volcans andins
Chapelets de perles blanches, ils trônent sur la Cordillère, tantôt menaçants, tantôt endormis.
Osorno, Agudo, Tronador, Cabulco, Lanin, Villarrica..., on les voit de loin avec leur bonnet blanc.
Osorno se laisse gravir même si le sentier de scories est glissant. Nous n'irons pas plus haut que la neige, un équipement est nécessaire, un guide indispensable.

Les glaciers des sommets libèrent une eau rapide qui cascade de falaises en rochers pour le plaisir des amateurs de sensations fortes.
Le Cerro Agudo (si je ne me trompe) ne se laisse pas souvent admirer. Vite vite un sprint sur la route pour une image troublée par le souffle court.
Le Tronador, quant à lui, tonne si fort qu'on se demande si c'est le glacier qui se détache ou si c'est la terre qui gronde.
L

Ces volcans sont si beaux qu'on est tenté d'en voir davantage. Changement d'itinéraire, je pousse jusqu'à Pucon, au Chili. Quelques heures d'autobus à travers ces Andes magnifiques. Départ à l'aube, premiers rayons de soleil sur le volcan Lanin, neige rosée qu'on aperçoit à travers les branches d'araucarias centenaires, quand les nuages se décident à dégager la vue. Le lanin je l'avais découvert la veille, sur son côté argentin, dans le parc qui porte son nom, tout près de Junin de los Andes. La route qui y mène est tout aussi belle. Pentes escarpées, végétation rabougrie, roussie comme celle déjà vue à travers la Patagonie australe.



A Pucon, je découvre l'enfant terrible, le Villarrica qui domine et menace la petite ville qui semble si paisible au bord de son lac.


Il ne se lasse pas de fumer, cracher des cendres et parfois jeter un peu de cette lave qui bouillonne au fond de sa cheminée.

ici les panneaux ne sont pas que routiers, ils indiquent également l'itinéraire à suivre pour se mettre à l'abri en cas d'éruption.
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