Bolivie dernière étape

Publié le par nomade

 

 

colectivo

Il faut songer à prendre le chemin de retour. Pourquoi ne pas le faire en musardant dans l'altiplano ?

 

Une escapade dans la Bolivie profonde, très enrichissante. Pas un touriste. Des déplacements en "colectivo". Des rencontres touchantes. Pour manger, des restaurants locaux au menu unique : soupe de quinoa, riz et légumes agrémentés d'un bout de viande. Pour dormir, un lit dans un centre culturel ou chez l'épicière du coin.

 

 

 

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hommesSi les hommes portent des bonnets à pompons et des ponchos, ce n'est pas pour faire couleur locale. Ils viennent d'un enterrement. Quant aux femmes en larges jupes multicolores et chapeaux melon, elles sortent d'une réunion cantonale, plus ou moins politique, plus ou moins engagée pour améliorer le sort des générations futures. Elles travaillent intensément et avec conviction, contre la violence, pour la contraception, pour la santé, l'éducation, bref pour faire avancer les choses comme nous explique Elysbeth 39 ans. 

 

 

cholitas

 

 

 

affiche-ange-calamarca

Le but de cette virée : visiter d'anciennes églises qui recèlent des trésors et notamment les anges baroques qui ont fait l'objet d'une exposition en la chapelle de la Sorbonne en 1997.

L'Express en a brossé un beau portrait http://www.lexpress.fr/informations/la-cordillere-des-anges_620004.html

L'union latine en parle aussi : http://dcc.unilat.org/virtualemuseum/datas/expositions/anges/etudes/9fr.htm 

Et là, on peut voir quelques uns de ces tableaux surprenants. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Angel_letiel.jpg

 

 

C'était à Calamarca, au sud de La Paz. Avant de quitter ce petit village et sa communauté d'indiens, nous grimpons jusqu'à la chapelle, au sommet de la colline. Comme si 4000 m d'altitude n'étaient pas assez élevés !

 

 

 

 

 

carangas

 

 

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carangas

 

Plus loin, c'est le village de Carangas et sa communauté indienne du même nom qui nous attend. L'église est un joyau. On la visite comme on visite un musée. Entièrement peinte du sol au plafond, elle n'est pas sans me rappeler les anciennes églises de Lalibela ou du Tigré, en Ethiopie. Sur ce haut plateau se dressent les anciens tombeaux royaux en pisé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  tombeaux

 

 

Une chapelle désaffectée domine le village. Là encore le lendemain, avant le départ nous prenons le sentier du chemin de croix. Ca fait souffler, mais tout en haut, la vue est superbe sur l'altiplano, les champs en terrasses, les troupeaux de lamas qui paissent dans de rares carrés d'herbe. Le volcan Sajama, est là aussi, imposant du haut de ses 6542 mètres d'altitude et fier sous son capuchon de neige. C'est qu'il est la plus haut sommet du pays.

 

Sajama

 

Dans ces coins reculés de Bolivie, essentiellement agricoles, on ne parle pas toujours l'espagnol. Le quechua et autres dialectes sont à l'honneur.

 

Carangas

 

Le troisième jour nous ramène dans l'agitation et la pollution urbaine. Oruro ville minière semble en construction. Son centre est cependant moderne. Février est loin et du carnaval, nous ne verrons que les affiches. Il faudra revenir.

 

C'est de là que j'ai pris le train pour Villazon, et un retour vers l'Argentine. 18 h de trajet paisible, loin du trafic intense des routes. Au petit matin, je passais la frontière à pied, mon gros sac sur le dos, le plus petit sur la poitrine. Il a fallu ouvrir les poches, les pochettes, plutôt deux fois qu'une ... L'Argentine fait la chasse à la coca.

Publié dans Amerique du sud

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