Lombok, janvier 2009

Publié le par nomade


Par temps clair, les formes de Lombok se devinent à l'horizon de Bali, côté est de la lorgnette
Quelques heures en ferry public,
Départ de Padangbai, arrivée à Lembar
Quelques minutes en avion,
Départ de Denpasar, arrivée à Mataram
Le choix appartient à tout un chacun
Celui qui prend le temps
Celui qui court après le même temps.
 
Lombok et sa montagne sacrée : le Gunung Rinjani. Un bonnet de brume bistre dissimule souvent son sommet. C'est la saison des pluies, il est impossible d'accéder à la caldeira. Il faudra revenir pour plonger le regard vers le Segara Anak, son lac aux eaux de couleur changeante et jeter un oeil vers le Gunung Baru et le Rombongan, deux cônes volcaniques, enfants turbulents de moins de 200 ans, bien jeunes n'est-ce pas à l'échelle terrestre. 
Cependant,  les pentes basses du volcan recèlent, du côté de Tetebatu, quelques trésors pour les yeux.
Magnifiques jardins débordants de gousses de vanille, de cabosses prêtes à libérer les graines de cacao, de clous de girofle parfumés, noix de muscade, poivre, citrons verts, coriandre, arachides. Un festival pour les sens !






 











Ali nous guide à travers les rizières. Chaque détour nous éblouit. L'eau claire cascade de terrasse en terrasse, astucieusement guidée par un réseau de canaux. Ici les grains de riz sont arrivés à maturité, là, les tendres pousses viennent d'être repiquées, plus loin une vasque reflète le ciel, à mes pieds, une parcelle attend le labour.



Les récoltes se succèdent. Chacun s'affaire. Pas de place à la musardise.

 


Des hameaux se nichent parmi les rizières. C'est à peine si on aperçoit un toit de chaume ou de tôle, une modeste mosquée. Les Sakak, ethnie principale de Lombok, sont principalement de religion musulmane. Un islam propre à Lombok.
 
Dans les tours en briques rouges (les open), sèchent les feuilles de tabac. Comme à Bali, on fume beaucoup à Lombok. Ici aussi les cigarettes ont ce goût sucré et parfumé de clou de girofle.
 


Chez Ali, à l'ombre d'un beruga, on goûte des noix de coco fraîchement cueillies. A nos pieds, des cages en vannerie gardent captifs de blancs pigeons voyageurs. L'un d'eux, bénéficiant d'un régime de faveur, vole librement dans la cour et vient se poser à nos pieds, espérant picorer quelques restes de pulpe moelleuse.
 
Plus loin, aux abords d'une maison, l'odeur de café grillé. Café Lombok, café Bali on pourrait l'appeler café turc, grec ou arménien. Il est délicieux. Assis à même le sol de la salle commune, on partage cette boisson avec la famille. Dehors il pleut, l'accueil est chaleureux. Les enfants offrent leur sourire, le bébé, effrayé par ces visiteurs qui ne ressemblent à rien, pousse des cris en se réfugiant dans les jupes de sa mère. Les voisins viennent en curieux. Les questions fusent de part et d'autres car nous aussi sommes curieux ! 
 
Demain nous irons vers le sud, voir ces plages sauvages dont parlent les guides.



Publié dans Asie du Sud-Est

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C
quel magnifique voyage , quel dépaysement et aussi quelle ouverture à d'autres cultures, quelle proximité avec tous ceux que tu croisent ! merci de nous faire profiter de ces échanges fructueux !
amitié
chrystelyne
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